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Le Parti "Communiste" Français, un parti devenu pro-colonialiste| Internazionalismoa |Gérard , 27.05.2007 17:04 La tranformation graduelle, depuis la Libération, du parti dit "communiste" en un parti de plus en plus ouvertement réactionnaire.
La "gauche" française accuse parfois Nicolas Sarkozy de défendre le passé colonial. Mais c'est exactement ce qu'elle a toujours fait elle-même, après avoir défendu la colonialisme manu militari après la Libération. Lors du vote sur la loi Raffarin de février 2005, les députés "communistes" n'ont pas soufflé mot des passages de cette loi qui comportaient une réhabilitation franche du colonialisme. Quand de Gaulle a donné l'indépendance à l'Algérie, le P "C" F s'est mis à soutenir Mitterrand qui avait été l'un des principaux ministres de la guerre et de la répression, et avait même fait exécuter un militant communiste. En 2005, lors que la loi de réhabilitation du colonialisme, voir Wikipédia, le P "C" F a surenchéri sur la question des avantages pour les rappatriés, mais n'a pas soufflé mot sur les paragraphes litigieux tels que : « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'?uvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. » (Article 1). « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord et accordent à l?histoire et aux sacrifices des combattants de l?armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit » (Article 4). etc... Voir la fin des débats à l'Assemblée Nationale. Le P"C" a fait comme le PS dont les positions pro-coloniales depuis toujours étaient bien connues. Quant à l'UDF du "rénovateur" Bayrou, elle a été jusqu'à voter la loi : http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2004-2005/20050146.asp#P107_4572 Explications de vote Mme la présidente. Dans les explications de vote, la parole est à M. Kléber Mesquida, pour le groupe socialiste. M. Kléber Mesquida. Lorsque nous avons commencé cette deuxième lecture, je pensais que nous pouvions l'aborder dans un esprit de justice et de morale. Pour s'inscrire dans le registre de la justice, il convenait de ne pas se contenter de témoigner de la solidarité et de ne pas verser dans l'assistanat social. Il ne fallait pas non plus invoquer la rigueur budgétaire pour s'en tenir à des gestes de charité. Personne ne tend la main : les gens d'honneur ne réclament que leur juste dû ! Malheureusement, nous n'avons pas su dépasser le stade de la compassion, en dépit des déclarations de certains de nos collègues de la majorité, que j'ai saluées sur la forme. Mais, sur le fond, ils n'ont pas respecté leurs engagements puisqu'ils ne sont pas passés aux actes, à savoir adopter les mesures nécessaires pour y faire face. Sur le plan de la morale, je souhaitais une volonté politique forte, et unanime dans cet hémicycle, pour traiter ce sujet, pour l'honneur de la France et la grandeur de la République. Nous devions aussi avoir le courage d'expliquer à nos concitoyens que, même si nous sommes en période de difficultés budgétaires, la nation tout entière doit, quarante-trois ans après, consentir un effort pour ceux qui sont restés dans la douleur tout ce temps. La douleur, nous en avons parlé. Mais qui la partage ? Qui la ressent ? Ceux qui ont refusé des dispositions qui constituaient des avancées savent-ils ce qu'est cette douleur ? Pour ce qui est de la « reconnaissance », c'est vrai, monsieur le ministre, il y a eu des progrès. Mais il n'y en a pas eu pour ce qui concerne la « responsabilité ». Pourtant, dans tous les débats qui ont précédé celui-ci, et même dans celui-ci, nous avons entendu, sur tous les bancs, évoquer ce problème. Et la responsabilité, je le maintiens, aurait pu être définie : les erreurs commises à l'époque par des hommes politiques, de gauche comme de droite, ont fait des victimes qui auraient pu être évitées. La commission d'enquête est parfaitement habilitée à identifier les responsabilités, elle en a même le devoir éminemment moral. Vous la refusez et vous renvoyez cette tâche à la fondation, dont je ne nie certes ni la noblesse, ni les compétences, mais pourquoi la représentation nationale en serait-elle écartée ? Avec nos collègues de l'UDF, nous avons souhaité que soit reconnue la qualité de « mort pour la France » aux victimes du 26 mars et à d'autres victimes civiles. Seul le ministre pouvait décerner cette mention, en vertu du code des pensions. Notre amendement fut rejeté sous le prétexte qu'il contrevenait à l'article 40 de la Constitution. Cependant, l'amendement de nos collègues de l'UDF qui ne demandait pas de réparations financières n'en a pas moins été refusé lui aussi. Dès lors, comment espérer que les communautés pied-noir et harkie trouvent l'apaisement et que vienne, pour elles, le temps de la cicatrisation définitive des blessures ? M. Kert, le 21 décembre 2003, nous avait déclaré : « nous voulons corriger les injustices ». Ce n'est pas totalement fait. Je sais que, au fond de lui, il en convient mais que, au poste qu'il occupe, il ne peut le dire. Cette loi a porté ses fruits, nous a assuré M. le ministre. Sans doute, mais ils ne sont pas tous mûrs et je crains que quelques-uns ne restent verts, âpres et ne laissent un goût d'amertume ! Alors, oui, le projet de loi apporte des améliorations mais pas un règlement définitif du problème, bien que nous ayons exhorté le Gouvernement à dépasser les limites dans lesquelles s'étaient enfermés ses prédécesseurs, qui n'avaient pu, pour des raisons diverses, aller jusqu'au bout de la solution de cette question douloureuse. Vous n'avez pas eu, monsieur le ministre, le courage de dépasser ces limites, ce qui a fait dire à notre rapporteur que, à terme, une nouvelle loi s'imposerait. J'espère qu'elle ne tardera pas. M. Diefenbacher a souligné que les rapatriés attendaient depuis quarante-trois ans et qu'il fallait faire vite. Mais il n'eût fallu que quelques heures de plus et peut-être quelques suspensions de séance pour tenter de parvenir, avec le ministre, le président de la commission et le rapporteur, à une rédaction consensuelle afin d'adopter ce projet de loi dans l'unité nationale. Si je regrette que ce texte ne soit pas à la hauteur de ce qui a été évoqué dans cet hémicycle - massacres, abandon, droit légitime à réparation, responsabilité -, j'estime en outre qu'il n'est pas complet, qu'il ne répond pas aux attentes de nos amis pieds-noirs et harkis et qu'il ne soldera pas le problème. Il continuera de faire saigner leur c?ur, d'accentuer leur sentiment d'injustice face à une réparation incomplète. Nous ne pouvons pas cautionner cette loi, même si nous en reconnaissons les avancées, car elle aurait dû solder tous les contentieux et toutes les attentes. Si tel avait été le cas, nous aurions pu vous suivre. Aussi, en l'état actuel du texte, le groupe socialiste votera contre. Mme la présidente. La parole est à M. Michel Diefenbacher, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M. Michel Diefenbacher. Je me félicite tout d'abord de la tonalité de notre débat, serein et digne. Certes le sujet l'exigeait, mais il donnait lieu il n'y a pas si longtemps à de véritables empoignades. Le débat républicain a donc incontestablement progressé. Je me félicite également que, sous réserve du vote final, nous en restions à la rédaction telle qu'elle a été adoptée au Sénat en première lecture. Cela permettra à cette loi, tant attendue par tous ceux qui doivent en bénéficier, d'entrer immédiatement en application. Jamais le législateur n'avait pris position aussi clairement sur le sens à donner à l'histoire de la colonisation, sur le rôle positif joué par la présence française outre-mer, sur la volonté de la nation d'établir et de conserver la vérité sur ces pages de notre histoire, ainsi que sur l'engagement solennel de transmettre la connaissance exacte de ces événements. Les dispositions adoptées sont essentielles : la création d'une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, l'inscription dans les programmes scolaires de l'aspect historique de la présence française outre-mer, loin de la caricature qui a longtemps été celle du dénigrement systématique, l'intégration dans les programmes de recherche universitaires des sujets dont nous avons débattu aujourd'hui, et le respect par la nation tout entière du choix de la France par les rapatriés et par les harkis. Il importait que, tous ensemble, nous rendions à cette aventure humaine sa dimension historique, bien qu'imparfaite. Chacun s'accorde aujourd'hui à reconnaître que la présence française outre-mer a été un grand moment de l'histoire de notre pays, en même temps qu'une étape majeure du développement et de la modernisation économique, sociale et intellectuelle de ces pays. La nation prend également conscience des souffrances de tous ceux qui ont vécu de l'autre côté de la Méditerranée, notamment en cette période tragique. Je retiens en particulier un événement qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire de notre pays : le massacre de la rue d'Isly. Nous devons encore rechercher le geste, la parole qui conviendraient, et nous le ferons ensemble. L'important, ce soir, est que l'ensemble des communautés qui ont participé à cette grande aventure, quelles que soient leur confession ou leur origine - rapatriés, harkis - comprenne que la France est à la fois fière et reconnaissante de ce qu'elles ont fait. Pour ce qui est des réparations matérielles, des avancées importantes ont eu lieu. Il importait que nous fassions un geste supplémentaire en faveur des harkis, mais aussi de leurs familles et de leurs enfants. Nous devions aussi régler, pour l'ensemble des rapatriés, les problèmes lancinants nés de l'application de l'article 46 de la loi de 1970, ainsi que ceux des exilés. Au nom du groupe UMP, je souhaite exprimer ma gratitude au Gouvernement, et à vous en particulier, monsieur le ministre délégué, pour votre qualité d'écoute, votre engagement et votre recherche constante d'une réponse à l'attente d'une communauté à laquelle nous sommes tous si attentifs. Enfin, je tiens à dire combien je suis fier de constater que c'est ma famille politique qui a pris l'initiative en ce domaine. Après les lois de 1987 et de 1994, c'est elle qui, une fois encore, a montré son attachement aux valeurs nationales et a su témoigner de notre sentiment de fidélité à l'égard de l'ensemble des rapatriés. Le groupe UMP votera bien évidemment ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) Mme la présidente. La parole est à M. François Liberti, pour le groupe des député-e-s communistes et républicains. M. François Liberti. Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors de la discussion générale, nos amendements sur la responsabilité, l'indemnisation, la réparation et la réinstallation ont tous été rejetés. Permettez-moi de rendre hommage aux associations de rapatriés qui ont fait un remarquable travail de recherche et de proposition, lequel a été remis aux parlementaires de tous les groupes afin de les aider à donner tout son sens à cette loi. Bien que ce travail n'ait pas aujourd'hui été récompensé, il demeure et contribuera à la poursuite du débat nécessaire pour progresser, au-delà de ce texte qui n'a pas permis d'engranger les mesures tant attendues par les associations de rapatriés. Cet après-midi, force est de constater que les rares amendements ayant échappé en commission au couperet de l'article 40 ont été, sans exception, repoussés ou retirés à la demande du Gouvernement. Nous sommes donc bien loin d'une volonté de consensus qui aurait voulu que nous puissions tous, cet après-midi, amender ce texte afin d'aller dans le sens souhaité. Tel n'a pas été le cas et l'essentiel reste à faire. Les insuffisances de ce texte conduisent donc notre groupe à voter contre ce projet de loi. M. Kléber Mesquida. Très bien ! Mme la présidente. La parole est à M. Rudy Salles, pour le groupe UDF. M. Rudy Salles. Je me félicite que nous ayons tous essayé d'apporter notre contribution à ce texte dans le respect mutuel qui sied à un tel débat. Nous avons en effet parlé tout l'après-midi des souffrances de nos compatriotes et évoqué une page douloureuse de notre histoire. Il convenait donc que le ton de cette assemblée soit tel qu'il a été, et je m'en réjouis. Nous savions, monsieur le ministre, que vous solliciteriez un vote conforme du texte pour qu'il puisse entrer rapidement en application. Cela étant, quarante-trois années se sont écoulées depuis ces événements et nous aurions pu attendre encore un peu afin de régler définitivement les problèmes. J'aurais aimé dire ce soir que la page était définitivement tournée. Tel n'est malheureusement pas le cas, puisque nous envisageons d'ores et déjà un prochain texte. Le Gouvernement et l'Assemblée nationale auront donc à travailler à nouveau sur les questions qui restent en suspens, et en particulier la reconnaissance du statut de mort pour la France pour les victimes du massacre de la rue d'Isly, dont nous avons longuement débattu. On ne peut pas dire qu'il y ait eu une opposition de fond sur ces questions, mais la discipline du groupe UMP a fait que nous avons vu repousser notre amendement, et je le regrette profondément. Monsieur le ministre, vous avez pris devant la représentation nationale l'engagement d'avancer sur cette question, et je souhaite que le calendrier ne soit pas trop lâche. Cela étant, je remercie le groupe socialiste d'avoir voté pour cet amendement, mais je regrette qu'il se prononce en fin de compte contre ce texte, alors qu'il en souligne les avancées. Pourquoi la gauche n'a-t-elle jamais voté une loi en faveur des rapatriés ? Bien que ce texte ne me satisfasse qu'en partie, j'estime quant à moi qu'il fait un pas dans la bonne direction, bien qu'on eût pu en faire d'autres... Je me refuse néanmoins à voter contre des mesures qui vont dans le bon sens et qui sont tant attendues par nos amis harkis et rapatriés. C'est la raison pour laquelle, bien évidemment, le groupe UDF votera pour ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe Union pour la démocratie française et du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) Vote sur l'ensemble Mme la présidente. Je mets aux voix l'ensemble du projet de loi. (L'ensemble du projet de loi est adopté.) (fin de citation) Gérard
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